L'animal a happé le petit garçon tombé de la balançoire sur laquelle il jouait.
Le corps sans vie ou plutôt ce qui restait du corps du jeune Ronis Gael Kenne, 13 ans, a été enseveli lundi dernier dans la concession familiale au quartier Babing, dans le village Balessing, arrondissement de Penka Michel, dans la Menoua. Elève jusque-là en classe de Ce2 à l'école publique groupe 2 de Balessing, il a été brutalement arraché à la vie, le dimanche 29 janvier au soir, par le porc qu'élèvent ses parents derrière leur maison.
Selon le témoignage de « Buéa », son père, l'enfant jouait à la balançoire autour de 17h lorsque la corde a cassé. Au lieu de fuir après le bruit provoqué par la chute, l'animal s'est plutôt rué sur l'enfant et lui a dévoré les pieds et une bonne partie de la tête. C'est en allant verser les déchets de cuisine dans la porcherie que sa mère se rendra compte du drame. Elle reconnaît n'avoir pas prêté attention à ce que disait son dernier enfant, une fille de 2 ans environ, qui n'articule pas encore bien les phrases. Elle a parlé, à plusieurs reprises, du « porc qui bagarre avec Ronis derrière », sans être prise au sérieux.
Les lendemains de ce que d'aucuns refusent d'accepter comme un accident sont difficiles pour la famille, obligée de démontrer que ce qui est arrivé à leur seul garçon, aîné de quatre enfants, ne relève pas de la sorcellerie. « Nous élevons les porcs partout dans ce village. Ils ne mangent pas les enfants qui viennent leur donner à manger », réagit vivement un voisin. La famille du petit Ronis Gael attend actuellement le compte rendu des missions dépêchées chez des voyants du Nord-Ouest, pour voir clair dans cette histoire inhabituelle.

























