Bangangte, 22 May 2012, 09:59:07
Un enfant enlevé au quartier Bonamoussadi

Les belles-sœurs de son père seraient les auteurs de l'enlèvement. Un commissaire a empêché l'arrestation de ces dernières.

Jean Denis Mandja, un gabonais installé au Cameroun, est sans nouvelle de son fils de quatre ans depuis pratiquement six jours. Nelson Denis Njankou Mandja, le gamin, a été enlevé du domicile familial au quartier Logpom, mercredi 1er février 2012, par trois dames apprend-on. Les trois femmes, ont profité de l'absence du gardien de la maison sortit faire des emplettes pour « s'emparer de mon fils », s'inquiète la victime.

Selon des témoignages concordants, c'est à bord d'un taxi que les trois femmes suspectes ont emporté le gamin vers une destination inconnue. Les « ravisseuses » ont été dénoncées auprès du père du gamin par le chauffeur de taxi, qui a été intrigué par l'action de ses clientes. Jean Denis Mandja, le père du garçon explique que la description qu'a faite le chauffeur de taxi sur les « ravisseuses », « m'a fait immédiatement penser à mes belles-sœurs », confie-t-il. Il a alors déposé une plainte au commissariat du 12ème arrondissement, contre les sœurs de son épouse.

La police a organisé une battue pour mettre la main sur les nommés, Michèle Yonkeu, Myriame Ngounou et Aurélie Towa, suspectées par la police d'être les auteures de l'enlèvement. A en croire une source proche de la famille, ces suspectes auraient enlevés le petit garçon pour le ramener auprès de sa maman, Mme Madame Mandja qui a quitté le domicile conjugal pour s'installer en France depuis septembre 2011.

Toutefois, l'opération d'interpeller les trois femmes suspectées, a été immédiatement contrecarrée par le commissaire principal du 9ème arrondissement, Jean Patrick Minya. Ce dernier, s'est interposé à l'arrestation des suspectes, avant de menacer ses collègues du 12ème arrondissement. Jean Denis Mandja, le père du gamin déconcerté, a immédiatement riposté en portant plainte contre le commissaire du 9ème arrondissement pour « abus de fonction, complicité d'enlèvement et séquestration, blessures légères, menace sous condition, propos xénophobes ».

Le dossier devenu très « polémique » a immédiatement été côté au délégué régional de la sûreté national, le divisionnaire Essogo, qui a promis de « faire la lumière sur cette affaire ».

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