Alors que de nouveaux accessoires d'amoureux emplissent le marché, les acheteurs se font, eux, rares.
Parfums, bijoux, tableaux, vins et sempiternelles cartes de vœux, qui comme chaque année, font le bonheur des cœurs tendres, semblent invisibles aux yeux des citoyens camerounais ce Vendredi 10 février. L'on pourrait croire qu'ils ont perdu la valeur symbolique qu'ils représentaient il y a quelques années encore ou plutôt que les uns et les autres s'en désintéressent de plus belle. Sur des comptoirs au marché central, tout comme sur les rayons des magasins du boulevard Amadou Ahidjo, la vente des cartes est « morte ». Cédric N. expose qu' « on ne demande même pas les cartes de vœux ces temps-ci. Ce qui passe chez moi, ce sont les tableaux. » Si cet « attaquant » s'en sort, il n'en est pas de même pour certains de ses pairs. Yves E. raconte quant à lui un fait tout contradictoire. « Il faut voir. Cartes de vœux, montres, gourmettes, albums photos : rien ne passe encore pour l'instant. J'ose croire que d'ici le 13 février au moins, les choses vont décoller. »
L'apanage de la Saint Valentin, fête des amoureux, est pourtant d'inciter, tout au moins de susciter un geste d'attention, d'affection à un(e) partenaire et ce, via d'un acte « de donner » et d'amour qui se manifeste plus ou moins au travers d'un achat. Le constat est plutôt... banal. Chez les vendeurs de parfums, l'on laisse entendre que « le marché dépend » tandis que chez les détaillants de vins et spiritueux, « ce sont les boss et les restaurateurs qui font l'affaire. On ne compte pas trop sur les amoureux. » Du côté des emballeurs de cadeaux, on parle « stabilité et d'attente de point de lancement (12 ou 13 février). » Si donc les activités semblent rouler mauvais train pour les uns, et bon train pour les autres, c'est sans doute comme l'a ponctué Yves : « ce n'est pas encore le jour J. Les gens attendent toujours la dernière minute pour faire les choses. Certainement les articles de la Saint Valentin se vendront alors. » En attendant que le train des activités commerciales ne soit boosté, de nouveaux articles « made for lovers » ne viennent que compléter les galeries et étals des magasins et marchés de la ville économique.










